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Belles Plantes a vingt ans !

Créer des jardins ateliers, expérimenter, réfléchir, aller de l’avant, partager, former. Aujourd’hui Belles Plantes a vingt ans et avec ce nouveau blog, vous encourage à vous engager, en toute convivialité, dans le chemin des jardins qui vivent, des jardins que l’on soigne et qui vous soignent, dans la grande réciprocité du vivant. A l’image de cette jolie bestiole qui prend son temps et qui parfois dérange, nous n’avons cessé d’avancer, affirmant avec Gilles Clément, que la réalité du jardin tient toute entière dans l’expérience. Et vous savez ce que nous avons découvert de plus précieux ?
C’est que jardiner, c’est de la com !
Ah mais pas n’importe quelle.
Au cœur de la nature en effet un système de communication très raffiné installé des racines à la cime des arbres, toujours actif, rythme  la vie des plantes, des insectes , des humains ! Lorsque des « accidents de la vie » endommagent certains de nos semblables se rapprocher de la nature et les aider à s’en rapprocher est un moyen de leur porter secours. Le jardin, métaphore du paradis en est aussi le laboratoire ! Mettre les mains dans la terre, cela fonctionne si l’on sait en même temps mettre son coeur en empathie, ressentir, éprouver, contempler, agir. Et en plus vous avez des fraises.
Plus précisément, l’écologie, pas plus que l’éloge de la biodiversité, ne consiste pas à décrire un système ou à collectionner les espèces. C’est entrer dans le système, y prendre toute sa place, en toute conscience et liberté ! Pratiquer le jardin de soin, en devenir animateur, c’est inventer, s’ouvrir chaque jour au changement, échanger, communiquer.
« Faire et en faisant se faire » disait Jules Lequier, repris par Jean Paul Sartre.
Au jardin, c’est un peu notre mantra !
Les applications sont multiples, elles peuvent devenir des règles et des codes, mais à condition d’être soumises au premier des engagements de toute personne qui soigne « primum non nocere ». Mais comme toute action, tout remède risque de se transformer en poison. Notre vigilance doit donc se situer à l’exact point d’équilibre entre la précaution et l’innovation, entre l’action et la contemplation. Nous devons trouver ce point E, nous-mêmes, dans l’attention à notre ressenti. Comment pourrions nous en effet partager quelque chose qui nous est étranger ?
Pour dire les choses d’une autre manière, le jardin est un lieu (hortus gardinus) et une émotion. C’est dans la connaissance de cette double réalité que nous allons nous construire en tant que jardiniers jardinant dans un jardin ! Les savoir, méthodes, choix, viendront d’autant mieux que nous serons pénétrés de cette double nature qui rend le jardin unique.

 

TOUCHER-LA-TERREPréface  de Gilles Clément à « Toucher le Terre »
Le jardin est un lieu d’apaisement, chacun le sait. Nul besoin de démonstration. L’Histoire ne cesse d’en donner des preuves : le corps et l’esprit se déploient dans l’équilibre des forces qui règlent la nature. Le jardin est un écosysteme ou le jardinier participe de l’équilibre au même titre que l’oiseau, la taupe , le vent et la météo. 
Regarder le jardin comme un lieu de haute thérapie est un fait nouveau. De façon détournée et presque involontaire, le jardin soigne, on ne peut en douter. Faire du jardin un « hopital vert suppose , en revanche, une organisation, un territoire, une régie spécialisée, peut être une juridiction. Cela  suppose surtout d’être par avance convaincu des effets bénéfiques du jardinage : comment lever les blocages des pathologies lourdes, obtenir des résultats la ou la thérapie orthodoxe n’aboutit pas.
Avancée périlleuse, volontaire, procédant par à-coups au gré du terrain et des fragilités humaines, l’expérience d’Anne Ribes s’impose par sa méthode et ses résultats. Elle montre avec un mélange de force et d’humilité, comment le contact avec la terre, les plantes et les animaux parvient à redistribuer en douceur les fonctions sensorielles et mentales de l’individu. Comment un être , si éloigné de lui-même que son propre environnement lui demeure inaccessible- l’autiste, l’emmuré- en vient progressivement à s’ouvrir au monde, nommer une fleur, une couleur, lentement exister.
Dans ce travail la résolution du beau ne s’opère pas par l’esthétique. Il ne s’agit pas de faire un jardin qui serait joli, mais de faire ensemble un jardin et un jardinier heureux. Opération délicate et longue rendue possible par la persévérance des guides et le pouvoir inhérent aux êtres privés de parole-les plantes, les animaux-transformant le jardin, ou que l’on soit dans le monde, en territoire mental d’espérance.

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